En France,10 499 personnes (chiffres officiels de 2009) meurent chaque année par suicide.
Le nombre de décès est plus important chez les hommes (3 %) que chez les femmes (1,2 %) avec un pic élevé chez les hommes de 80 à 95 ans.
Pour l’entourage de ces personnes, le deuil, souffrance incontournable dont nous ne pouvons pas faire l’économie, est plus difficile à vivre.
C’est un deuil traumatique et particulier compte-tenu des circonstances :
Jusqu’aux années 1960, il y avait stigmatisation sociale de ces décès.
Après le choc de la découverte du corps, il y a enquête, autopsie.
La mort est inacceptable, incompréhensible, la réalité du décès est impossible à concevoir.
La culpabilité est grande : qu’ai-je fait, n’ai-je pas vu ?…
La souffrance psychique est immense. Des images traumatiques peuvent repasser en boucle, des sentiments d’anxiété surviennent, souhaits de rejoindre la personne qui nous inflige une telle douleur.
Il est nécessaire d’arriver à exprimer toute cette douleur, au sein de groupes de parole ou d’entretiens individuels.

Vivre son Deuil fait partie de l’UNPS – Union Nationale de Prévention du Suicide – qui regroupe une quarantaine d’associations oeuvrant dans la prévention et la postvention du suicide.